lundi 7 octobre 2013

La Mort d'Adèle.

Sinon, Julie vient de ressortir un album (big up, mouf!), on pressent Cantat pour le rôle de Tazane au cinoche.

Parlant de baràgouines, y'en a un à Paris qu'aurait bien besoin de la thune que vous ne claquerez pas en palmeudor et d'un peu de votre amour, il s'appelle La Mutinerie, et il faut cliquer là pour lui filer un coup de main. Merci, vous êtes chouettes!

Click to DL this amazing song & many more!

< Edit> Alors y'a mâme de Bruges qui rigole (fort) du film ici
et Supervener', fine analyste des féminismes, qui en rigole (fort aussi) !!!
Il faut cliquer sur ces deux liens parce qu'ils sont biens !!!< /Edit>

< reEdit> Y'a aussi ça et ça, les copains! < /reEdit>

42 commentaires:

  1. Ok ça confirme l'idée que je me fessait du film ... j'irai pas perdre mon temps dans une salle obscure pour le voir.

    Je vais rester sur l'image de la bande dessinée.

    En même temps un histoire de lesbienne filmer par un homme ..... comment dire ....

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    1. "Ok ça confirme l'idée que je me fessait du film ..."
      Noooooon mec! Ne parle plus de fessées, par pitié! Mes yeux chastes en ont trop vu déjà! ; )

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    2. Mais alors si une lesbienne raconte une histoire d'hétéros, elle n'est pas légitime non plus? Faut arrêter avec ces arguments, franchement.

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    3. Je ne mets pas en doute sa légitimité, je pense juste qu'il semble un peu perdu avec ce sujet de la sexualité lesbienne. Captes-tu la nuance? Crois-moi, des goudous font des scènes de derche bien nazes tout pareil et on se gène pas non plus pour se foutre de leur gueule (http://lesgouinettespoltronnes.blogspot.fr/2008/10/le-1er-porno-des-gouinettes.html) !!!

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    4. Commentaire sans aucun lapsus, je le jure :D

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  2. Merci pour cette note-critique de film bienvenue, j'éssaie de persuader depuis un moment des potes LGBTQ+ que c'est pas franchement l'oeuvre à laquelle ils s'attendent... ^^

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  3. Mais où as-tu vu que les scènes de sexe hétéro dans les films hétéro sont réalistes (ou le sont toujours)?

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    1. Là c'est quand même du grand ârt! Pour le coup, la maxime "j'te réveille à la scène de cul" s'est transformée en "j'te réveille à la fin de la scène de cul"!

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  4. Bravo.
    C'était drôle et pertinent.
    J'applaudis des deux mains.

    Doctor Marv

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    1. Hello,
      Si tu es bien l'auteur de ceci, j'applaudis des 2 mains tout pareil!

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    2. C'est bien moi. ^^

      Merci à toi.


      Doctor Marv

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  5. Bon, bah voilà. Je vais économiser 10 euros. Merci Mawy!

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    1. Mais mec ça va screener au taquet dès ce soir! T'inquièt', les internets t'offriront ta séance, tavu!

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  6. Bon ça m'a beaucoup fait rire. Mais le film est quand même superbe.

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  7. Mouahaha ouh putain ça donne pas envie, ou alors pour rigoler un coup!
    ça me fait chier pour la bd quand même, parce qu'elle claque sacrément.

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  8. ho, j'irais voir le film juste pour me marrer en repensant à cette bédé au moment où je verrais le léchage de main d'ex (sérieux?)

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    1. Ahah, et si ce n'était qu'un léchage de main! Vraiment, ces goudous en public ne savent pas se tenir, imaginez-donc les pauvres enfants qui assistent à ce genre de spectacle!! ؟

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  9. Dommage qu'une case RACISTE vienne gâche cette planche.

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    1. Pardon, j'aurais dû lui dessiner une passoire sur la tête comme aux pastafariens à c'te dame! Mais t'oublies que je fais du slut-shaming quand je parle des "dindes" sur les couvs de mags, que je suis une misandre de base en m'agaçant de ce qu'un hômme filme une scène de louloute entre fâmes, que je suis aussi âgiste quand je montre les vioques comme étant homophobes, hétéronormative dans ma vision cliché des butches, capitalisse quand je fais du placement de sextoy, et spéciste quand je donne à ma note un nom de charcuterie! J'en passe et des meilleures car ma position de serial-oppresseuse m'empêche de voir la souffrance que je propage autour de moi. Il est heureux que le fait de bouffer des chattes me vaille déjà ma place au chaud en enfer.
      Bref, pardon, vraiment (vraiment, hin), mais y'a pas de raison que je n'aie pas d'humour sur tous les sujets, même si - surtout si - ça vénèr' des gens.

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    2. Salut,
      J'ai découvert ce blog récemment et je l'aime bien... Mais moi aussi cette image m'a dérangée, et je trouve ta réponse un peu légère. Je suis pas là pour donner des leçons de morale, j'aimerais juste expliquer pourquoi. Ce qui me "vénèr'" là-dedans, en fait, c'est plutôt le fait qu'il y a trop de gens à qui cette image va plaire, qu'elle va faire marrer pour de mauvaises raisons. C'est ni radical, ni provocateur, au contraire, ça colle exactement aux stéréotypes les plus répandus (sur la-femme-musulmane-voilée-jusqu'aux-dents, la-femme-musulmane-oppressée-par-son-mari, le-mâle-musulman-homophobe, le-mâle-musulman-protecteur/oppresseur, etc...). Et je trouve ça triste de le voir sur ce genre de site, en particulier dans un contexte où les quelques acquis réalisés récemment et à force de luttes par les groupes LGBTQ sont immédiatement recyclés et instrumentalisés par les islamophobes de tout poil... (même le FN s'y est mis, c'est dire).
      Bon, voilà, j'ai écrit un pavé, mais j'espère que c'est compréhensible.

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    3. J'entends bien, oui. Je répète, donc, mea culpa. Vraiment (aussi vraiment que la dernière fois d'ailleurs).
      Le fait que j'aie hésité à représenter cette scène qui s'est déroulée sous mes yeux témoigne d'un malaise dont je capte bien la portée.
      Le fait que je l'aie représentée malgré tout vient de ce que:
      -j'ai confiance en mes lecteurs-trices et en la non-fafitude d'une trrrrrès vaste majorité d'entre eux-elles,
      -je suis ultrafatiguée de me faire traiter de raciste dès que je fais remarquer à des potes reubeus leurs propos homophobes ou sexistes comme si je ne faisais pas AUSSI chier les pticublancs sur ces sujets (qui du coup sont bien emmerdés et rétorquent que j'ai mes règles),
      -apparemment je serais "radicale" et "provoc", j'ai une réput' simpliste à tenir.
      En un cycle qui se mord la queue, par une instrumentalisation FN de nos luttes dont nous ne sommes pas responsables, que nous n'entretenons PAS, contre laquelle nous ne loupons jamais une occase de combattre même, nous voyons apparaître ce raccourci selon lequel féminisme et/ou orientation homosexuelle et/ou athéisme anar = racisme?
      Pour cette raison, parce-que les LGBTQIF sont de la chair à urnes que draguent ceux qui puent, je devrais m'abstenir de l'ouvrir sur certains sujets? Je ne peux pas parler d'autre part que de ma position, ça requiert une trop grande souplesse et bonjour la légitimité! Pour autant, et je le dirai jusqu'à ce que ça rentre, je ne parle ni "en tant que" ni - Sappho m'en garde - "au nom de".
      Du reste, les antiracistes se sont moyen abstenus de prendre la parole sur l'homosexualité (qui n'est pourtant pas leur cheval de bataille), sans second degré, et pas pour aller dans un sens qui me faisait particulièrement plaisir vu les années de militantisme avec eux que j'avais derrière moi. J'en avais sacrément gros sur la patate mais je suis pas allée crier à l'homophobie sur leurs blogues pour autant (pasque j'ai bien pigé aussi qu'Houria n'était pas le reflet de l'opinion de tous et chacun).
      Maintenant, je veux bien entendre que je ne fais pas toujours dans la dentelle et n'ai rien contre le fait qu'on me le fasse remarquer (genre je publie vos comm's et j'y réponds et tout, privilège de petite blogueuse!), mais cela n'implique pas que les situations que je relate appellent les généralisations, ce serait paresse intellectuelle que de croire ça. Et ce serait vachement prendre mes lecteurs-trices pour des imbéciles, aussi (ce qui n'est pas cool vu que vous semblez en faire partie)!
      Franchement, je ne peux empêcher personne de me constituer en oppresseuse en faisant du procès d'intention, je suis moi-même coutumière de cela quand mes lunettes magiques me font voir sexisme, racisme, homophobie et j'en passe absolument partout, là où d'autres ne voient que normalité.
      Je ne vois aucun autre remède à cette merdasse que l'humour: dommage que ça ne soigne que moi, dommage aussi parfois que je sois la seule à rire!
      On peut ici croire que je courtise la Fourest, mais ce que je crois pour ma part, c'est que ce qui fait les choux gras du fameux FN auquel on me comparerait presque (ça fait plaiz, merci), c'est aussi et surtout que les milieux militants se donnant habituellement pour mission de le combattre préfèrent s'envoyer des vacheries entre eux.
      Bon pavé bien gras aussi, mais j'espère que vous comprendrez que je vous aime de toutes les couleurs, chers Anonymes!




      Ils ont bien fait de se barrer, la suite était aussi chiante que le début.

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  10. c'est drôle mais je vais quand même voir le film !

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  11. p't être je le verrai ce film, un jour, ou p't être pas...
    Une chose est sûre c'est que là, d'en avoir trop entendu parler, j'ai PAS envie de le voir MAINTENANT. Et encore moins au cinéma vu la quantité et longueur des scènes de cul. (belle note au passage, on sait à quoi s'attendre).
    Mais, j'écoute et suis attentive aux critiques des spectateurs et de la presse, quand les avis sont positifs et enthousiastes, je me dis pourquoi pas ? Je me ferai ma propre idée du truc (parce que bon, pour donner son avis faut avoir vu)...
    Bref, apparemment dans la cas de la Vie d'Adèle, il y a quand même vachement de bon retours. Alors pourquoi ?
    Les scènes - hormis celle de cul, de bouffe, de bar lesbien, et de gaypride - sont jolies ? les actrices sont exceptionnelles ? les images sont soignées ? la bande son est remarquable ?
    Toi, t'avais aimé ses autres films au fait...

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    1. Les autres films? Aimés, aimés, disons que je ne les aurais jamais attaqués avec la même vigueur mais que je n'ai jamais été fan de sa manière très artificielle de filmer l'authenticité... Ah et la Vénus Noire en disait déjà long sur ce voyeurisme qui se déguisait en critique, bien malsain aussi celui-là.
      Maintenant, je ne dis pas qu'il ne faut pas aller voir ce film, juste qu'il ne m'a pas plu (du tout).
      Même pas seulement à cause des scènes de cul, de bar ou de la manif qu'il avait filmée sans autorisation (images finalement pas utilisées, j'en parlais il y a 99 notes et 2 étés de cela ) qui hérissent mes longs poils lesboféminisses, ni seulement pasque faire l'impasse sur la gouine qui se fait téj' de chez ses parents et par contre mettre davantage l'accent sur son retour vers les hômmes pour se présenter ensuite en grand défenseur des LGBT est un peu irritant, ni même pour son comportement à gerber avec Julie, ses actrices, ses équipes, tout ça, mais aussi parce qu'il trippe tellllllement sur ses rushes qu'il ne sait pas rythmer un film (le cinoche c'est pas de l'art vidéo bordel, dans la famille "3h" j'ai trouvé Titanic moins chiant c'est dire), parce qu'à trop vouloir nous rendre Adèle attachante il nous donne envie de lui coller des claques (la pauvre), parce que sa vision des ârtisses est ULTRAdébile pour la travailleuse de la kûltûr que je suis, parce que sa lutte des classes en mode spaghetti VS huîtres est à chialer...
      Je ne suis pas porte-drapeau, je ne parle pas "en qualité de", encore moins "au nom de", je donne mon avis qwô, comme on parlerait météo. Je pige pas non plus les excellentes critiques (*tousse* bon endroit au bon moment *tousse*), mais je ne m'y fie jamais trop t'façon, comme à la météo.

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    2. Je suis super d'accord avec tout ce que tu dis, ce film est consternant, à part peut-être Adèle qui s'en sort bien. Merci pour ce post et pour ce dernier commentaire. Le rôle d'Emma, en plus d'être mal joué est particulièrement concon, la représentation des artistes égocentriques et "dans l'abstraction" (un doctorat sur la morbidité chez Schiele ahaha, pourquoi pas un doctorat sur le pinceau dans la peinture) VS les prolos altruistes et "dans le concret" est supra clichée et débile. Ce film est maxi long, maxi chiant, maxi pas crédible, hyper irritant par sa fausseté et son envie crispante de faire de l'humanisme premier degré et violent à force d'être binaire. La représentation des lesbiennes fait pitié, on dirait que Léa Seydoux s'est dit qu'une lesbienne en fait c'est quelqu'un qui marche comme un cow boy, d'ailleurs ça doit être un macho dans le corps d'une fille, et personne sur ce tournage n'a l'air de trouver ça légèrement lourdingue. Le sexe est drôle tellement il est déprimant, et effectivement, que ce soit du sexe de lesbiennes ou pas n'est pas vraiment la question. J'ai trouvé ça froid, obsessionnel, voyeuriste et cérébral dans un sens désagréable. En plus, leur rapport n'est pas du tout crédible, elles habitent ensemble depuis quoi, 6 ans, et Léa ne connaît pas le nom des collègues d'Adèle, Adèle ne connaît pas les amis de Léa, ses parents sont passés à la trappe (sans doute morts étouffés dans leurs spaghettis). Sérieusement c'est un film de clichés, il aurait au moins pu se rappeler que les lesbiennes ne font que parler, c'est connu (surtout avec une vie sexuelle si glauque). Tous les détails, tout ce film sonnent faux et honnêtement il me donne une image de Kechiche particulièrement désagréable. Je n'avais pas particulièrement aimé la BD donc je ne devais pas être le public idéal, mais j'y avais au moins trouvé une forme de sensibilité et de justesse qui sont vraiment absentes du film. Je ne comprends pas qu'on puisse aimer ce film (mais je sors en général du cinéma en disant ça donc je me contenterai de ne pas comprendre le monde et d'aller me coucher). (Et désolée ceci est mon premier commentaire sur le web mondial, je n'aime pas faire ça mais vraiment, je suis sciée qu'avec tant de moyens, d'attention et de possibilités, on ne ponde que ça, des poncifs qui divisent bêtement plutôt que de se taire et laisser parler ce qui est beau, gratuit, et qui permet à chacun de se sentir de nouveau vulnérable).

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  12. Merci pour ces retours sur la forme du film. J'vais laisser passer la vague, et quand je l'aurais vu (si y'a encore les blogs et FB d'ici là) on en reparlera. Ou sinon de vive voix, mais ça, on se croise vraiment pas souvent.
    Avant je vais quand même lire la BD, ça me parlera plus...

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    1. Ahah, bin y'a des chances, oui!

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  13. On sent bien que ce qui passe pas, au fond, c'est que ça chiffonne Julie Maroh avec qui t'es pote.

    J'ai vu le film, pas lu la BD. Mais Kechiche semble avoir fait une deuxième écriture qui dépasse une simple romance en exacerbant les rôles de genres et de classes des personnages. Ce qui peut être perçu comme vexatoire pour l'auteure de l’œuvre originale et par empathie toi.

    Concernant le cul, tu reprends encore le même avis que Julie et je pense que les procès à la fois de crudité et d'irréalisme (qui est déjà paradoxal en soi) dénote une certaine pudibonderie sous couvert d'une soi-disante omniscience de la sexualité des lesbiennes.
    Genre : "Je suis lesbienne et les lesbiennes baisent pas comme ça, c'est trop much." Euh ok, mais ce sont des personnages avec leur propre sexualité, pourquoi extrapoler à une sexualité générale ? Pourquoi à tout prix chercher une normalité des rapports sexuels lesbiens ?
    Et sinon donc concrètement comment baisent les lesbiennes pour que ce soit si sibyllin pour le commun des mortels ? En chiant des arcs-en-ciel de la chatte et en se détachant les clitoris pour jouer aux billes avec ?

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    1. Ahah, je pense qu'il y a une part évidente de cela, mais moins conséquente que tu crois! Soyons bien clairs ici: je ne parle qu'en mon nom propre, certainement pas en tant que porte-parole de Djou, des gouines, ou des féministes (qui ne m'attendent pas pour ouvrir leur gueule, sans même nécessairement abonder dans mon sens d'ailleurs), d'un film qui ne m'a pas plu pour ces raisons ET moult autres. En vrai c'est surtout que des choses qui auraient pu/dû m'émouvoir/m'émoustiller m'ont fait rigoler, et que son exacerbation des rôles de classe et de genre, comme tu dis, est un peu faite à la truelle au point qu'on a l'impression qu'il prend le spectateur pour une sorte d'attardé social incapable de déchiffrer un personnage qui ne soit pas un cliché sur pattes. Du Todd Solondz avec l'ironie en moins, ou si peu que ça en reste quand même bien étouffe-chrétien. L'entendre parler de la justesse, la vérité (limite de l'objectivité...) de son oeuvre est en ce sens éclairant/rigolo.

      Après, oui, j'ai écrit une douzaine de thèses sur la sexualité lesbienne, puisque la pratiquer fait à peu près automatiquement de moi une experte, d'ailleurs je ne sais pas comment tu es au courant pour les arcs-en-ciel, sans doute as-tu été une meuf dans une vie antérieure. Le manque de réalisme du cul au cinoche en général et la multitude, l'infinité d'approches possibles sont bien entendus. Du reste il existe autant de sexualités différentes que de personnes, environ. Mais bon, voilà, il existe des nuances de grey, m'est avis, entre pudibonderie antiporno et étalage interminable qui ne donne pas sens.

      Bisou quand même au nom de notre sororité sourcilienne.

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    2. ( Oh punaise, je viens de capter pourquoi tu es au courant pour les rainbow-chattes, c'est à cause de Lisa Mandel!!! Si cette morue éparpille nos Grands Secrets aux quatre vents, le lobby lesbocastrateur va s'effondrer comme un château de cartes!!! )

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    3. "Euh ok, mais ce sont des personnages avec leur propre sexualité, pourquoi extrapoler à une sexualité générale ?"

      Des personnages n'ont précisément aucune sexualité propre (le penser vraiment c'est être psychotique)... Des personnages ont la sexualité que la personne qui les a cré-é-s a décidé qu'ils / elles aient (là pour la grammaire, j'suis ptêt pas au top). En l'occurrence ces personnages ont la sexualité que Kechiche a décidé qu'elles aient... Et comme la sexualité ne va pas sans fantasmes - quoi qu'on en dise - et que quand on parle cul on parle toujours aussi de sa sexualité... Ça en dit long sur le réalisateur et ce qu'il a dans la tête : vis-à-vis des femmes, des lesbiennes et de la sexualité.

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    4. Anonyme> Ça en dit long sur ton propre rapport au sexe surtout ! Alors oui les personnages comme Tintin ou Astérix n'ont pas de sexualité. Mais dans des œuvres naturalistes destinées à un public adulte, bien sûr que oui les personnages ont une sexualité. Et bien évidement c'est le fruit de l'imagination de l'auteur. Et qu'es-ce que l'imagination si ce n'est un fantasme ? Toute œuvre artistique est par nature fantasmagorique.

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    5. En fait, ce n'est pas tant sa nature fantasmagorique qui m'agace que sa prétention à davantage, limite à l'universel: il a juste pris une histoire qu'il a modifiée à sa convenance, je ne vois pas d'élargissement là-dedans, juste un dérapage freestyle vers ses obsessions propres.

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    6. Comme disait Freud, la psychanalyse est avant tout une psychologie sociale... Il entendait par là qu'il y a un va et vient entre psychisme et rapports sociaux.

      "Toute œuvre artistique est par nature fantasmagorique." Jawohl ! Mais cela ne veut pas dire qu'elle n'a pas de rapport avec les normes sociales... Et en la matière, M. Kechiche n'en brise aucune (cela on le voit immédiatement quand on s'est donné la peine d'étudier la chose - mais les souffrances engendrées par le sexisme et l'homophobie en apprennent assez sur le sujet) . Il a un point de vue hyper banal, hyper entendu sur les lesbiennes, et sur les femmes (et en finigrane sur les rapports hommes / femmes, de manière plus générale). Les fantasmes de Kechiche Fleurent bon l'hétérosexisme et le virilisme comme construction sociale... C'est de la masturbation intellectuelle d'en appeler à l'art ou aux fantasmes pour simplement dire que donc on a rien à en dire, parce que tu comprends tu vois quoi, les artistes quoi ils pensent pas comme nous...
      M. Kéchiche vit et fantasme dans une société normée, très fortement informée par la domination masculine et l'homophobie. Ses faits et gestes - et ses paroles - ont montré à quel point il en adopté les règles. Et ses fantasmes, coproduits par cette société, sont l'envers de son conscient sexiste.
      Bref les fantasmes disent quelque chose sur la société et les individu-e-s qui y vivent, sur leur place dans les rapports sociaux.
      Rien de nouveau sous le soleil dans la domination masculine (et l'homophobie est un des piliers de cette domination). Mais Kechiche a tellement su magnifier cette norme qu'on la primé...

      Aux grands hommes, le patriarcat reconnaissant.

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  14. Je sais pas encore si j'irai voir le film ou pas, mais j'ai éclaté de rire à la lecture de cet article :) :) :)

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  15. Ha ha, cette planche est géniale. C'est d'autant plus drôle quand on a vu le film ! xD

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  16. Je trouve ça décevant comme critique, ok je vais pas juger de la vision hétérosexuelle ou non des scènes de cul, et j'imagine que c'est pas très réaliste mais j'ai rarement vu une scène de cul réaliste au ciné, mes nuits ne ressemblent pas à Lust Caution. Ce que j'ai le plus apprécié dans ce film, c'était que les dysfonctionnements de leur relation ne venaient pas du fait que c'était une relation homosexuelle, mais de problèmes venant de leurs personnalités et de leurs milieux sociaux. C'est pourquoi, la scène du café, que j'ai trouvé insoutenable, était pour moi très forte, parce que dans ce geste d'abaissement, de soumission extrême d'Adèle se retrouvait tout son comportement d'attente, d’idolâtrie d'Emma.
    Faut pas non plus tout interpréter sous le signe de la vision hétérosexuelle d'une relation homosexuelle, c'est le fonctionnement des relations tout court qui est analysé là pour moi.

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    1. J'entends bien que le cul réaliste au ciné est une légende, ce filtre de lecture "lesboféminisse" m'a juste permis de rire d'autant plus de ce que je trouvais déjà cocassement foutu. Principalement son délire quasi-mystique sur le sesque, son essentialisme dégoulinant de la fâme en général, goudoue en particulier, mais aussi sa vision des relations "en général", puisque ce film ne serait que métaphore universalo-objective de l'amourtoucourt (soit soit), est quand même bien fun. Alors comme ça toute relation amoureuse ne peut-elle jamais être qu'un rapport de domination? Big tarte à la crème, d'autant que la dominante se trouve être aussi de la classe dominante et jouée par celle à qui il reprochera juste derrière par interviouz' interposées de n'être qu'une sale bourgeoise? Rigolo, surtout de la part de quelqu'un qui a grimpé socialement au point d'en oublier de payer ses petites mains.

      S'il analyse ici "les relations tout court", je le trouve bien ambitieux, et si je donne ma vision de lesbienne d'un film qui ne me semble pas fort fort lesbien, je ne pense pas qu'il faille pour autant résumer cela à une sorte de crise de la représentativité qui friserait l'hétérophobie, c'est là rendre mon propos trrrrrrrès simpliste, quasi-kéchichien, que ça m'en vexerait presque.
      Cela dit, je ne pense franchement pas qu'il était très malin de la part de ce grand ârtisse de faire l'impasse sur:
      - l'homophobie intense des parents d'Adèle qui la foutent dehors à cause de son orientation et sont théoriquement la base même du mal-être qu'on observera dans les heures de larmes'n'morve qui suivent,
      - l'homophobie intériorisée d'Adèle qui ne fait pas son coming-out au taf et se laisse draguer par des mecs dans l'espoir secret (inconscient?) de regagner le droit chemin tellement elle n'arrive pas à se faire à l'idée d'être avec une meuf,
      pasqu'evidemment, ce double oubli qui n'en est pas un et laisse place à une lutte des classes en carton fait dire aux spectateurs que "ce n'est pas l'homosexualité qui cause des dysfonctionnements dans cette relation", et donc, limite, allons-y gay-ment, que l'homophobie n'existe pas (bin oué, on peut se marier main'nant, c'est bon, tavu), que seule la lutte des classes importe, qu'il faut hiérarchiser les luttes, tout ça... Pouf pouf, il torche tout ça en une mini-pride (apolitique) et quelques minutes d'engueulade de lycéens golmons, comme pour dire qu'il ne s'agit-là que d'enfantillages, ce qui enchantera tous ceux qui se foutent en l'air chaque année, victimes de ce mal dérisoire, voire imaginaire, qu'est l'homophobie.

      Que tu trouves ma "critique" (en fait je ne suis pas critique dans la vraie vie, ni dessineuse d'ailleurs, hin, je pense pas avoir brandi ce terme à quelque moment que ce soit: j'ai juste jeté sur papier mes impressions au sortir de la séance, sans brouillon ni parachute) décevante ne m'embête pas, vu qu'elle ne t'aura pas coûté dix boules à la différence de cette mélasse.

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    2. cette réponse est parfaite Mawy :)

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  17. J'ai ri en voyant ton dessin de l'affiche, tu as bien représenté son côté super neuneu.

    Kechiche a toujours été un sacré con mais le succès du film l'a bien exacerbé et les interviews super complaisantes m'ont bien mis la rage.

    Le pire par rapport au livre est qu'il a viré trop de scènes importantes sans aucune raison donc on a l'impression qu'il a juste acheté les droits du livre pour pas trop se faire chier à écrire un scénar...

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  18. Je me pose une question.

    Apparemment Monsieur Kechiche a trouvé que "ses" (le possessif me semble tout indiqué) actrices n'ont pas été assez loin, n'ont pas tout donné ["Il est vrai que nous les avons recommencées (les scènes) souvent, mais pour une raison évidente : je ne pouvais pas demander à Adèle et Léa de faire durer le désir, il fallait qu'elles aient envie de la scène"].
    L'utilisation du corps des autres m'insupporte, surtout quand on les utilise dans des schémas sexistes, quand cela fait des dégâts (les actrices se sont exprimées la-dessus). Je pense qu'on ne peut pas tout faire, ni tout faire faire.

    Je pense que M. Kechiche la prochaine fois devrait passer de l'autre côté de la caméra, trouver un amant et nous montrer ce qu'il entend par "aller assez loin". Non, sans amant (qui devrait, le malheureux, respecter des consignes et des colères méprisables], tiens. De nous montrer de quoi il est capable pour l'amour de l'art.
    C'est un peu facile de dire "a chacun sa place" : les actrices font les actrices, et moi je fais le réalisateur - quand on en arrive à un tel point d'autoritarisme viril. Quand on a tant de désirs à assouvir et tant d'ordres à donner, le moins qu'on puisse faire, c'est de servir d'exemple.

    Ma question : Kechiche est-il capable d'obéir à Kechiche, et de s'appliquer ce qu'il ordonne aux autres ?

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